Epidémiologie des babésioses canines

Les babésioses sont des maladies vectorielles : les tiques vectrices (ixodidés) conditionnent et définissent les caractères épidémiologiques des maladies transmises.

1. Répartition géographique

Les babésioses sont présentes en certaines zones endémiques dans lesquelles les populations de tiques infectées et infectantes bénéficient de conditions climatiques favorables et sont susceptibles de trouver des hôtes nourriciers (petits mammifères, ongulés et chiens selon les espèces).
Ceci explique l’hétérogénéité de la répartition (dite en mosaïque) et son caractère mouvant. Ainsi les situations peuvent être opposées dans deux biotopes voisins et apparemment identiques. Une zone endémique durant de nombreuses années peut devenir saine suite à la déforestation, la disparition des hôtes sauvages et les aménagements urbains. Une zone reconnue de faible endémie peut aussi devenir une zone de forte prévalence, par exemple dans des zones résidentielles à proximité de bois.
Deux zones de forte endémie sont toutefois confirmées : le sud-ouest et la périphérie du Massif central. A l’intérieur de ces foyers stables, de nouvelles enquêtes doivent préciser et affiner les résultats à une échelle plus précise que celle des départements.

CARTE de France de répartition d’après l’enquête effectuée (cf. Nouveau Praticien)

2. Caractère saisonnier

Les tiques sont actives, à la recherche d’hôtes nourriciers, lorsque la température et l’humidité sont optimales. Ceci implique une forte prévalence des babésioses au printemps et en automne. Toutefois, une enquête nationale récente (Nouveau Praticien, n°24, 2005) signale une prévalence non négligeable en hiver peut-être à rapprocher de modifications climatiques en cours.


D’après le Nouveau Praticien, Août/Sept 2005

3. Chien exposé

Le chien « à risques » est préférentiellement un jeune adulte qui ne bénéficie plus de la protection passive issue de la mère, et pas encore d’une immunité par co-infection C’est aussi un animal exposé au milieu extérieur comme les chiens de chasse, de troupeau, ou de ferme. Tout chien vivant dans une maison avec jardin, effectuant des sorties occasionnelles à la campagne ou un séjour en chenil infesté est également concerné.