Les babésioses sont des maladies vectorielles : les tiques vectrices (ixodidés) conditionnent et définissent les caractères épidémiologiques des maladies transmises.
Les babésioses sont présentes en certaines zones endémiques
dans lesquelles les populations de tiques infectées et infectantes
bénéficient de conditions climatiques favorables et sont
susceptibles de trouver des hôtes nourriciers (petits mammifères,
ongulés et chiens selon les espèces).
Ceci explique l’hétérogénéité de
la répartition (dite en mosaïque) et son
caractère
mouvant. Ainsi les situations peuvent être opposées
dans deux biotopes voisins et apparemment identiques. Une zone endémique
durant de nombreuses années peut devenir saine suite à la
déforestation,
la disparition des hôtes sauvages et les aménagements urbains.
Une zone reconnue de faible endémie peut aussi devenir une zone
de forte prévalence, par exemple dans des zones résidentielles à proximité de
bois.
Deux zones de forte endémie sont toutefois confirmées :
le sud-ouest et la périphérie du Massif central. A l’intérieur
de ces foyers stables, de nouvelles enquêtes doivent préciser
et affiner les résultats à une échelle plus précise
que celle des départements.
CARTE de France de répartition d’après l’enquête effectuée (cf. Nouveau Praticien)
Les tiques sont actives, à la recherche d’hôtes nourriciers, lorsque la température et l’humidité sont optimales. Ceci implique une forte prévalence des babésioses au printemps et en automne. Toutefois, une enquête nationale récente (Nouveau Praticien, n°24, 2005) signale une prévalence non négligeable en hiver peut-être à rapprocher de modifications climatiques en cours.

D’après le Nouveau Praticien, Août/Sept 2005
Le chien « à risques » est préférentiellement un jeune adulte qui ne bénéficie plus de la protection passive issue de la mère, et pas encore d’une immunité par co-infection C’est aussi un animal exposé au milieu extérieur comme les chiens de chasse, de troupeau, ou de ferme. Tout chien vivant dans une maison avec jardin, effectuant des sorties occasionnelles à la campagne ou un séjour en chenil infesté est également concerné.
